lundi 11 novembre 2013

Saint Marc

Saint-Marc est à la fois une commune d'Haïti, la deuxième ville du département de l'Artibonite, le nom de l'arrondissement de Saint-Marc.


Environnement physique

La Commune de Saint-Marc se situe entre le bassin de l'Artibonite et le golfe de la Gonâve (entrée de la baie de Saint-Marc), face au versant nord de la chaîne des Matheux. Elle est bornée au nord par la Commune de Grande-Saline, au sud par la Commune de l'Arcahaie et à l'ouest par le golfe de la Gonave. Elle s'étend sur une superficie de 545,23 km2 répartie en six sections communales.

Sections Communales et superficie (km2)
  • 1re Section Délugé : 58,91
  • 2e Section Bois-Neuf : 132,18
  • 3e Section Goyavier : 46.63
  • 4e Section Lalouère (Hauts de Saint-Marc) : 96,40
  • 5e Section Bocozelle :180,36
  • 6e Section Charettes : 33,75

























Réseau hydrographique

La Commune de Saint-Marc est traversée par un important réseau de cours d'eau : la rivière de Freycineau, la Grande et la Petite Rivière de Saint-Marc, les deux rivières Lanzac et Abricot situées dans la 1re Section de Délugé et le fleuve Artibonite prenant sa source en République dominicaine.

Il convient de souligner que la Grande Rivière de Saint-Marc naît de la jonction de deux affluents : la rivière Veuve et la rivière Kobe.


Occupation des sols

L'agriculture occupe près de 40 % des terres de la commune. Elle est de type pluvial dans les 3e et 4e sections et de type irrigué dans les 1re, 2e, 4e, 5e et 6e sections. Les zones de montagnes totalisent 41,6 % de la superficie totale de la commune et les zones de plaines 24,74 %. Les zones de plaines sont essentiellement couvertes de bananiers, d'arbres véritables, de cocotiers et d'avocatiers. Les zones de savane (zone rizicole) viennent en troisième position dans la commune et occupent 17,32 %. Cette zone correspond à la Section communale de Bocozelle. À côté des zones de savane, on retrouve des pâturages avec une superficie représentant près de 6 %. Les espaces de forets et d'agroforesterie représentent respectivement 3,54 % et 4,63 % de la superficie totale.


Conditions climatiques

La Commune de Saint-Marc se trouve dans la zone de climat tropical semi-aride. Elle est caractérisée par deux grandes variations climatiques : une saison pluvieuse s'étendant du mois d'avril à octobre (1 300 mm/an) et un période sèche de novembre à mars (220 mm/an). La pluviométrie moyenne mensuelle est de 128 mm. La température moyenne annuelle de la Commune se situe autour de 27 degrés Celsius.


Contraintes et potentialité

La Ville de Saint-Marc est localisée dans la partie nord d'une plaine littorale en forme de croissant, limitée à l'ouest par la mer et à l'est par des reliefs montagneux qui la verrouillent au sud et au nord.

Démographie

La commune est peuplée de 242 485 habitants (recensement par estimation de 2009).

Plus de la moitié de la population réside dans le milieu urbain de Saint-Marc, environ 53 %.

Densité                 :         436 hab./km2


Géographie

Coordonnées       :         19° 07′ 00″ Nord 72° 42′ 00″ Ouest
Superficie            :         55 656 ha = 556,56 km2



Histoire

La ville est située sur le site d'une ancienne bourgade indienne Taïno, appelée « Amany-i ». La ville a été fondée par les Français en 1716, durant la période coloniale.


Première moitié du XVIIIe siècle

Des comptoirs de grandes maisons de France s'établirent à Saint-Marc ; elles s'adonnaient au commerce « en droiture » avant de toucher plus tard à la traite négrière, génératrice d'énormes profits. Les premiers à s'y installer sont les représentants de la famille Grou de Nantes en 1720.

L'actuelle région des Hauts de Saint-Marc, connue sous le nom officiel de Lalouère (4e section communale de Saint-Marc), est un territoire qui a été mis en valeur et développé par des ressortissants de la région de Nantes. Les colons, transplantés dans le nouveau cadre de Saint-Marc et trouvant des ressemblances frappantes avec leur Loire natale, l'ont alors dénommée « la Loire » qui devint beaucoup plus tard « Lalouère ».

La ville de Saint-Marc, à peine fondée, a vu également fondre sur elle un nombre significatif d'aventuriers et de négociants et de représentants des grosses maisons du Havre. En 1748, « la maison Foache, établie au Havre, sous la raison sociale Veuve Foache et Fils », établit un comptoir familial à Saint-Marc. Cet établissement était situé à la rue Dauphine, non loin du Fort Bergerac (Bégirac) qui malheureusement n'a pas résisté aux assauts du temps. La rue Dauphine est devenue aujourd'hui rue Nissage Saget.

Un Rochelais, du nom d'Aimé-Benjamin Fleuriau et arrivé à Saint-Domingue en 1729, a largement contribué au développement du commerce à Saint-Marc en profitant avantageusement des installations portuaires et administratives de la ville de Saint-Marc. Il possédait des habitations à la Croix des Bouquets, à l'Arcahaie et Montrouis et ses activités, selon Jacques de Cauna, lui assuraient un revenu annuel moyen de 100 000 livres, considérable pour l'époque. En 1755, Aimé-Benjamin Fleuriau vendit ses habitations de Montrouis à Jean-Pasquet de Lugé, un autre grand colon de son état dont le nom restera désormais attaché à cette localité située à quelques kilomètres de la Ville de Saint-Marc et appelée depuis Délugé.


Deuxième moitié du XVIIIe siècle

Le début de cette période salue une ville en pleine expansion à tous les points de vue. L'activité portuaire ne cesse de croître avec le volume du trafic maritime. Ainsi la France, sur recommandation de son administration coloniale, institua-t-elle un poste de Trésorier de la Marine à Saint-Marc.

Selon Moreau de Saint-Méry, repris par Françoise Thésée, le potentiel d'affaires de la paroisse de Saint-Marc s'élevait à environ 693 habitations recensées dont 16 sucreries, 420 indigoteries, 114 cotonneries et 143 caféteries alors que pour Gonaives les chiffres étaient de 3 sucreries, 135 indigoteries, 15 cotonneries et 50 caféteries.

Il convient de souligner que 90 % de toute la production de l'Artibonite (connue à cette époque sous le nom de quartier de Saint-Marc) destinée à l'exportation, transitait par le port de Saint-Marc. À l'inverse, la quasi-totalité des besoins de la zone en provenance d'outre-mer, empruntaient aussi la même voie.

D'autres importants secteurs d'activités s'ajoutaient à la liste des établissements : de nombreuses guildives (distilleries artisanales) et différents types de moulins, les forges etc. Parallèlement au commerce et aux affaires, on s'intéressait aussi aux loisirs, à la peinture, au chant, aux danses classiques et surtout à la musique. Partout le goût de l'élégance et du raffinement s'emparait du colon. La société saint-marcoise s'enivrait follement de plaisirs aux dépens de la classe servile ; elle constituait à tous égards une sorte de microcosme de la société coloniale française de Saint-Domingue.

Sur le plan scolaire, la situation à Saint-Marc reflétait celle de toute la colonie. L'instauration d'un système d'enseignement public ne faisait pas partie des vraies préoccupations de l'Administration coloniale, plutôt tournée vers les affaires. Selon Moreau de Saint-Méry, les habitants ne cessaient pourtant de réclamer des écoles publiques et des moyens d'éducation. Les riches colons envoyaient leurs enfants dans les collèges de France ou faisaient venir des précepteurs de ce pays.

La recherche effrénée de richesses sur fond de plaisir dont faisaient montre les colons de Saint-Marc, ne les empêchaient pas d'entretenir une préoccupation soutenue pour l'aménagement physique et l'assainissement de leur milieu de vie. Ils ont ainsi obtenu pour leur ville : la construction de canaux, des travaux d'assainissement des eaux usées et des boues résiduaires, l'amélioration des routes, de nouveaux plans d'urbanisme, la réfection de certains endroits publics etc. Les négociants et les gérants des grandes maisons commissionnaires de France, installés à Saint-Marc, ont amélioré le panorama urbain par la recherche de plus en plus de goût dans la construction de leurs maisons. C'est le cas des négociants bordelais, de la société Saint-Macary, de Jean-Jacques Bretton-Deschapelles. En somme, un ensemble de travaux de réfection, de constructions et d'infrastructures municipales qui ont contribué au relèvement de la valeur esthétique et architecturale de la ville.


Plan de la Ville coloniale

Un plan de la ville daté de 1785, qui figure à la Bibliothèque Nationale de France, fournit de précieuses informations sur la vieille cité coloniale telle qu'elle était à la veille des terribles événements qui allaient embraser Saint-Domingue.


Saint-Marc et la Guerre de l'indépendance américaine

L'histoire de Saint-Marc foisonne d'événements dignes de mention. La ville et son terroir ont un passé glorieux comme l'atteste le rôle qu'elle a joué dans la bataille de Savanah.

Pour répondre à l'appel des révolutionnaires américains dans leur lutte contre l'Angleterre, la France dépêcha à Saint-Domingue un ancien Gouverneur de la colonie, le comte Charles-Henri d'Estaing en vue de recruter des volontaires disposés à se battre aux côtés des colons anglais. La ville de Saint-Marc fut justement le lieu de rassemblement et de départ d'un contingent de 1 500 affranchis, entre autres troupes, qui s'illustra brillamment aux champs de bataille de Savannah et de Yorktown. Il est important de souligner la participation des natifs du quartier de Saint-Marc à la Guerre de l'indépendance américaine. Selon le docteur Clément Lanier, on retrouvait parmi les blessés revenus de la campagne militaire, Césaire Savary de Saint-Marc, 23 ans, Christophe Mornet des Gonaives, 30 ans, Barthélemy-Médor Icard de Petite-Rivière de l'Artibonite, 26 ans.

La famille Icard s'était surtout enracinée à Saint-Marc ou elle comptait de nombreux membres des deux sexes. Le vénérable Brun Icard, père de Bruny, Paulette et Madame Augusta (mère de Robert, Carl et Thérèse Erié).


Assemblée de Saint-Marc

La formation de l'Assemblée de Saint-Marc a engendré de nombreux troubles sociaux et politiques dans la colonie. Les protagonistes du mouvement avaient choisi de siéger dans la ville de Saint-Marc. Au nombre de 212, les députés élus des trois provinces du Nord, de l'Ouest et du Sud, étaient convoqués à Saint-Marc pour le 25 mars 1790 et 15 avril, sous la présidence de Thomas Millet, ils se constituèrent en « Assemblée Générale de la Partie française de Saint-Domingue ».
En procédant ainsi, les députés ont orchestré un véritable coup de force à l'ordre colonial car l'autorisation royale ne stipulait que la constitution d'une simple Assemblée coloniale. Se prétendant au-dessus du Gouverneur général, l'Assemblée de Saint-Marc multiplia les décisions les plus révolutionnaires. Elle prit en charge la gestion de la marine, des domaines de la guerre et de la diplomatie. Après avoir publié le 28 mai 1790 ses propres lois constitutionnelles sur la colonie, elle informa tous les décrets et instructions pris par l'Assemblée Constituante de France. L'Assemblée de Saint-Marc décida d'ouvrir les ports de la colonie aux étrangers et fit savoir que Saint-Domingue devait être indépendante.

Une forte odeur de guerre civile flottait dans l'air. À Saint-Marc même, plusieurs affrontements sanglants entre partisans de l'Assemblée (Pompons rouges) et représentants du roi (Pompons blancs) préludaient à un chaos.

Le gouverneur Peynier et le colonel Mauduit tinrent à Port-au-Prince un conseil de guerre et décrétèrent la dissolution de l'Assemblée de Saint-Marc. Devant son refus d'obtempérer, les représentants du roi lancèrent les troupes (900 soldats) aux trousses des 85 députés autonomistes restants qui, à cette annonce, se réfugièrent sur « Le Léopard », un bateau de guerre alors en rade à Saint-Marc. Sous la conduite de leur président, les députés choisirent de se rendre en France pour plaider leur cause devant l'Assemblée Constituante plutôt que de se livrer.


Le XIXe siècle

Des personnalités historiques sont enterrées à Saint-Marc : le général Gabart, héros de l'Indépendance, Les présidents Philippe Guerrier et Nissage Saget.


Administration

La commune est composée des sections communales de :

  • Délugé (dont le quartier « Montrouis »)
  • Bois Neuf
  • Goyavier
  • Lalouère ou les Hauts de Saint-Marc
  • Bocozelle (dont la localité de Pont-Sondé)
  • Charrette

Elles sont toutes rattachées à la ville de Saint-Marc.


La ville de Saint-Marc (appelée aussi cité de Nissage Saget) est dirigée par un conseil municipal de trois membres dont le maire titulaire tandis que chacune des sections communales est administrée par un Conseil de la Section Communale ou CASEC.

Selon la Constitution haïtienne de 1987 (en vigueur), le conseil municipal devrait être assisté d'une Assemblée Municipale composée de représentants des Sections Communales. Pour les Sections Communales, les décisions des CASEC doivent être ratifiées par les ASEC ou Assemblées des sections communales.

La Vice-délégation, anciennement appelée préfecture (jusqu'en 1986), a son siège dans la Ville et représente le Président de la République au niveau de l'arrondissement de Saint-Marc (Ensemble des communes de Saint-Marc, de Verrettes et de la Chapelle).

Différentes administrations déconcentrées de l'État existent dans la commune et siègent dans la ville : la Direction générale des impôts (DGI), le Bureau Régional des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC), le Bureau Régional de l'Électricité d'Haïti (EDH), le Bureau Agricole Communal (BAC), le Bureau de l'Administration portuaire nationale (APN), le Bureau Régional de l'ONA (Office National d'Assurance), la Bibliothèque municipale, etc.

Une firme privée, la SESAM, détient le monopole de l'exploitation de l'eau dans l'espace urbain à la suite de la loi sur la réforme de l'eau et grâce aux contrats et autres concessions accordés par la DINEPA.


Desserte routière

Saint-Marc est située à 100 kilomètres de Port-au-Prince, la capitale, et à 50 kilomètres de la ville des Gonaives. Toute la Ville est traversée du nord au sud par une des plus importantes routes du pays : la Route Nationale 1. Cette route emprunte, dans sa traversée de Saint-Marc, la principale artère commerciale de la ville : la rue Louverture.

 

 

Port de Saint-Marc

Comme la quasi-totalité des villes haïtiennes, Saint-Marc s'est développée autour de la fonction portuaire. Le port est ouvert au commerce extérieur. Le wharf est localisé en plein centre historique. Les activités portuaires et le trafic routier qu'elles génèrent, sont en conflit avec les activités urbaines ; elles ont même un impact négatif sur l'environnement urbain.


Utilisation de l'espace urbain

La cité de Saint-Marc sert de support à de multiples activités économiques regroupées en quartiers spécialisés. La croissance démographique et l'arrivée non contrôlée d'immigrants posent de sérieux problèmes en matière de ravitaillement, de logement, de salubrité, d'assainissement, de chômage et de criminalité. Il y a une place publique, une salle de spectacle, un parc de football, sept night-clubs, deux marchés communaux et un abattoir.


Niveau de développement humain

Selon la Carte de pauvreté d'Haïti, Saint-Marc constitue une commune mal classée si l'on considère les conditions de vie de sa population en terme d'accès à l'éducation de base, à la santé, à l'eau courante et à l'assainissement.


Éducation

Pour le premier indice, c'est le département de l'Artibonite en général qui connaît un accès défavorable à l'éducation de base et Saint-Marc présente également une forte carence en ce domaine. D'ailleurs, les résultats officiels en taux de réussite lors des cinq dernières années s'avèrent déplorables: moins de 10 % en moyenne.


Santé

Le département de l'Artibonite se révèle aussi mal classé en matière de services de santé. En dépit de la prise en charge administrative de l'hôpital Saint-Nicolas par une puissante ONG américaine et la supervision des dispensaires par le Bureau Régional de l'UCS (Unité Communale de Santé), Saint-Marc occupe une place modérément faible et se classe parmi 12 des quinze communes du département dont les rangs varient entre « extrêmement faible », « très faible » et « faible ». Selon l'Unité de Coordination du Programme National d'Alimentation et de Nutrition du MSPP (Ministère de la Santé et de la Population), l'insécurité alimentaire y est fort élevée avec un taux de prévalence qui varie entre 51 % et 60 %. La malnutrition chronique s'élève, quant à elle, à un taux de 29,6 %.


Eau

Quoique Saint-Marc ne soit considérée comme une région aride, la disponibilité en eau courante (ou eau potable) s'avère assez précaire sur le territoire communal. Saint-Marc n'est pas classée parmi les 26 communes (sur 133) qui ont une accessibilité plus ou moins satisfaisante en eau courante. D'ailleurs, la forte densité démographique a provoqué un déséquilibre dans la disponibilité en eau que même la gestion assumée par la firme franco-haïtienne SESAM (Société des Eaux de Saint-Marc)n'arrive à endiguer. Plus de 60 % des domiciles urbains, sans compter les quartiers périurbains, ne sont pas raccordés au réseau de distribution actuel. À peine 20 % de la population rurale de Saint-Marc consomme l'eau à partir d'un SAEP (Système d'adduction d'eau potable) indépendamment de la fiabilité de sa structure.


Assainissement

Le peu de services publics d'assainissement devrait être fourni dans chaque commune par le pouvoir municipal ou, comme le prescrit la loi sur la réforme de l'eau de 2009, par la DINEPA (Direction Nationales de l'Eau Potable et de l'Assainissement), via SESAM. La gestion des ordures ménagères, de l'épuration des eaux usées, de la collecte des déchets solides et des excrétas pose de sérieux problèmes environnementaux et sanitaires au niveau de la Ville de Saint-Marc et des quartiers périurbains. Les déchets de toutes sortes sont déversés dans les canaux de drainage, les égouts ou tout simplement sont déposés sur les trottoirs des rues provocant la présence d'immondices sur le pavé. Lors des pluies, cette situation complique non seulement le blocage des canaux d'évacuation des eaux, l'éparpillement des détritus sur la chaussée, mais aussi contribue beaucoup à la pollution marine. La pollution de la nappe phréatique par la filtration des excréta contenus dans les latrines constitue une autre menace de santé publique et d'hygiène pour la population de toute la ville.



Culture et loisirs

Saint-Marc offre une large gamme d'activités de détente et de divertissement, desservies par des endroits les plus divers.

La Place Philippe Guerrier a beaucoup perdu de son allure avec le temps et surtout le retrait de toute initiative d'entretien. Jusqu'à la fin des années 80, elle a été une espèce de jardin public qui faisait la fierté des habitants, un lieu de promenade et de jeux pour les enfants, de rendez-vous amoureux pour les jeunes, de repos, de rencontre et de bavardage pour les vieux. Elle était utilisée également pour des activités culturelles et festives.

Les plages sont très prisées par les Saint-Marcois ; les plus fréquentées sont Amani et Grosse Roche situées toutes deux sur le littoral urbain. Mais les plus magnifiques activités balnéaires se pratiquent un peu plus au sud en-dehors de la ville, dans la section communale de Délugé. On y trouve les sites classés parmi les plus attrayants et confortables du pays: l'hôtel Xaragua et les clubs resort Indigo et Moulin sur Mer.

Les boites de nuit pullulent à Saint-Marc mais seulement trois tiennent le flambeau: Club 2000, Kay Grégoire et La Brise. Des soirées dansantes ont lieu également sur la piste de Le Corsaire Night Club et dans les enceintes des hotels Le Gou-T, La Colline ou Rose Garden, mais seulement lors des grandes occasions comme le Jour de l'An ou le jour de la Fête Patronale de Saint-Marc (25 avril). D'autres boîtes dansantes, Vénus et Petit Club (autrefois club multisport), se partagent le public adolescent et ouvrent leurs guichets tous les weekends.

Les lieux les plus convoités par les Saint-Marcois sont les deux restaurants nocturnes situés à Pivert: Kay Foun et Villane-Marie. Spécialisés dans la préparation de mets de qualité à base d'ingrédients locaux, ils affichent un cadre et une ambiance typiquement haïtiens semblables à ceux du bon vieux temps des années 70 et 80, ce qui leur donne une allure quelque peu exotique dans le panorama local actuel et attire en même temps la plupart des expatriés qui surpeuplent les ONG de la région et alentour.

Enfin l'endroit le plus singulier de cette catégorie s'appelle Le Troquet, lui aussi situé à Pivert, car multifonctionnel et multiévénementiel. Il s'agit d'un centre culturel doté à la fois d'un théâtre, d'un restaurant, d'une salle de conférence ou de spectacle et prolongé d'une cour protégée par toutes sortes de plantes (arbres et fleurs) qui ajoutent une certaine fraîcheur et une certaine discrétion à l'endroit.


Associations

Le CIDeCS ou Centre d'Initiatives pour le Développement de la Commune de Saint-Marc est une association à buts non lucratifs, fondée en 2002, et dûment enregistrée au ministère des Affaires sociales en Haïti sous le label STC - 03621 en 2005.

Le CIDeCS travaille en partenariat avec l'association sœur "Le CIDeCS Haiti-Belgique", elle-même fondée en 2006 dans la ville de Nivelle, Belgique.
Le CIDeCS belge est dirigé par Jacques Sartiaux et le CIDeCS haïtien par Harold Errié.

En juin 2006, le CIDeCS a réalisé avec le concours de l'organisation belge ENERGY ASSISTANCE un projet d'électrification dans le village de Badomo (Barbe, Dorval, Moreau) à l'est de la commune de Saint-Marc.

Entre 2007 et 2008, le CIDeCS a réalisé un projet d'adduction d'eau potable dans les Hauts de Saint-Marc avec l'aide conjointe de la Ville de Paris via Aquassistance et celle de l'USAID via CHF International. Les bénéficiaires sont les habitants des villages de Barbe et de Moreau. Aquassistance : numéro d'été 2011 de la Revue "Actions"


Médias

Les principaux mass médias de Saint-Marc se trouvent concentrés dans la Ville. Ce sont pour la plupart des stations de radio et des stations de télévision. Les plus connues sont : Radio Tête à Tête, Radio LJS, Radio Delta etc. et Télé Dinasty, Télé Quisqueya, Télé LJS, Télé Amani-y...


Personnalités

  • Dr Ulrick Noel Avocat ecrivain et Vice President de cour de Cassation. 1980
  • Isaac Noel speculateur et notable de Saint Marc proprietaire de L'habitation Piatre 1937
  • Me Bayard Vincent, Avocat Ancien Ministre de la Justice 1991
  • Me Jean Supplice, Avocat et Ancien Vice Président de l'Assemblée Constituante de 1987
  • Jean Baptiste Pointe du Sable (1745-1818), fondateur de la ville de Chicago
  • Hector Hyppolite (1894-1948), peintre
  • Marc Bazin (1932-2010), Premier ministre et président de la République d'Haïti
  • Georges Jean-Jacques Smarck Michel (1937-2012), Premier ministre d'Haïti
  • Vivian Barbot (née le 7 juillet 1941 à Saint-Marc syndicaliste, féministe et femme politique québécoise
  • Garcelle Beauvais (née en 1966), actrice expatriée aux États-Unis
  • Nissage Saget, président d'Haïti au XIXe siècle (1869 - 1874)
  • André J. Rolles, Magistrat- (1912-1985)
  • Clovis Désinor, Ministre des Finances en 1969, Membre de Les Griots- (1914-2001)
  • Leorc Pierre Gilles, Directeur de commerce du Nord et ensuite de l'Artibonite, poète et dramatique
  • Elie Pierre Gilles, Avocat et enseignant
  • Poteau Emmanuel Maurice, Directeur département de l'éducation nationale

Sport

Deux clubs sportifs spécialisés dans la pratique du football, dominent le panorama sportif de la Ville de Saint-Marc et d'Haïti. Fondés respectivement en 1970 et 1974, ils sont affiliés à la Fédération haïtienne de football (FHF) et se partagent la masse sociale du football local. Ce sont le Tempête FC et le Baltimore SC, pourtant classés tous deux parmi les clubs les plus titrés du Championnat national.
Il s'agit également des deux uniques rescapés de l'ancienne ligue saint-marcoise, l'USSSM (Union des Sociétés Sportives Saint-Marcoises), fondée le 12 décembre 1950 et vainqueur en deux occasions (1976 et 1979) de l'Interrégionale ou Coupe 3 juillet.

Les deux clubs manquent totalement de structures associatives, administratives et financières. L'amateurisme des organes directeurs ne concorde nullement à la dimension (quoique embryonnaire) de professionnalisation qui secoue les deux clubs. Sans plan d'action et infrastructures propres, les deux clubs continuent à évoluer dans l'enceinte du Parc Levelt qui offre une capacité de 6 000 places assises environ.

Le basket-ball est pratiqué dans le complexe sportif G&C, mais les clubs, qui prennent part au tournoi local, sont peu stables. Ce sport ressemble plus à un phénomène de mode pour un public jeune en quête d'émotions fortes.